Les 10 jours fériés légaux de 2026
La Belgique compte dix jours fériés légaux par an. Sept ont une date fixe, trois suivent Pâques. Pour 2026, voici les dates :
- Jour de l’An — jeudi 1 janvier 2026
- Lundi de Pâques — lundi 6 avril 2026
- Fête du Travail — vendredi 1 mai 2026
- Ascension — jeudi 14 mai 2026
- Lundi de Pentecôte — lundi 25 mai 2026
- Fête nationale — mardi 21 juillet 2026
- Assomption — samedi 15 août 2026
- Toussaint — dimanche 1 novembre 2026
- Armistice — mercredi 11 novembre 2026
- Noël — vendredi 25 décembre 2026
En 2026, l’Assomption (15 août) tombe un samedi et la Toussaint (1 novembre) un dimanche. Quand un jour férié tombe un dimanche ou un jour habituel d’inactivité, il doit être remplacé par un autre jour — le jour de remplacement.
Payé sans travailler — ou travailler avec repos compensatoire
En principe, le travailleur a droit à ces dix jours payés sans travailler. Dans l’horeca, vous pouvez toutefois faire travailler un jour férié — comme le travail du dimanche y est autorisé. L’avantage ne disparaît pas pour autant : qui travaille un jour férié conserve le salaire du jour férié et reçoit un jour de repos compensatoire payé, à octroyer dans le délai légal (en règle générale dans les six semaines).
Concrètement : un jour férié travaillé n’est pas de la capacité « gratuite » en plus. Vous payez les heures prestées, vous accordez un jour de repos compensatoire, et s’ajoute encore la prime ci-dessous. D’où l’intérêt de décider à l’avance si vous ouvrez vraiment ou non.
La prime dimanche et jour férié dans l’horeca (CP 302)
Au-dessus du salaire normal, la commission paritaire 302 prévoit un supplément pour le travail un dimanche ou un jour férié : €2 par heure, avec un maximum de €12 par jour. Un shift complet de jour férié atteint donc vite le maximum de €12 en plus par collaborateur — et cela s’ajoute au repos compensatoire et au salaire du jour férié.
En additionnant — heures prestées + €2/h de prime (max €12) + un jour de repos compensatoire — le coût réel d’un shift de jour férié est sensiblement plus élevé que le même shift un mardi ordinaire. Faites le calcul avant de décider d’ouvrir le 1er mai ou le 21 juillet.
Le jour de remplacement, en pratique
Pour les deux fériés qui tombent le week-end en 2026 (15 août et 1er novembre), vous devez fixer un jour de remplacement. Cela se décide au niveau du secteur, de l’entreprise ou en accord avec le travailleur, et doit être arrêté à temps et de façon visible. À défaut, c’est le jour ouvrable habituel suivant qui vaut comme jour de remplacement.
Pour l’horeca, un jour férié n’est pas un jour de repos mais une décision de planning : ouvert ou fermé, et si vous ouvrez, vous savez d’avance ce que le shift coûte en prime et en repos compensatoire.
Planifier les fériés sans surprises
- Marquez les dix jours fériés dans votre planning, pour ne pas vous retrouver en sous-effectif un 1er mai chargé ou avoir déjà donné tout votre repos compensatoire la semaine d’avant.
- Suivez par collaborateur le repos compensatoire octroyé à côté des fériés travaillés — vous ne donnez ainsi ni un jour de trop ni un de moins.
- Voir le coût salarial d’un shift défiler pendant que vous planifiez vous fait sentir la prime de jour férié tout de suite, et non au décompte de paie.
La réponse courte
En 2026, dix jours fériés légaux ; le 15 août (samedi) et le 1er novembre (dimanche) exigent un jour de remplacement. Si vous travaillez un jour férié en horeca, vous conservez le salaire du jour férié, recevez un jour de repos compensatoire, et payez en CP 302 une prime de €2/h (max €12/jour). Planifiez chaque férié sciemment — ouvert ou fermé — et suivez le repos compensatoire par collaborateur.