650 heures dès 2026
Le contingent étudiant — le nombre d’heures qu’un job étudiant peut prester par année civile au tarif avantageux — est fixé définitivement à 650 heures par an. C’est une hausse par rapport à l’ancienne limite de 475 heures. Ces 650 heures valent tous employeurs confondus, pas par établissement : si votre étudiant travaille aussi ailleurs, cela s’impute sur le même contingent.
Ce que paie l’étudiant — et vous
Dans le contingent, seule une cotisation de solidarité réduite s’applique à la place des cotisations sociales ordinaires. Cette cotisation s’élève à 8,13% au total : 2,71% à charge de l’étudiant et 5,42% à votre charge en tant qu’employeur. Pas de précompte professionnel sur le salaire étudiant dans le contingent, donc le net de l’étudiant est simplement son brut moins 2,71%.
Le tarif avantageux ne vaut que pour les heures sous un véritable contrat étudiant avec une déclaration Dimona STU. Pas de contrat étudiant ou pas de déclaration = occupation ordinaire avec cotisations pleines.
Que se passe-t-il au-delà des 650 heures
À partir de la 651e heure, les heures supplémentaires sont traitées comme du travail ordinaire : cotisations patronales et travailleur complètes, plus de tarif avantageux. Ce n’est pas une amende — c’est juste la fin de l’avantage. D’où l’intérêt de savoir où en sont vos étudiants avant de les replanifier sur un mois chargé.
Attention aussi au volet fiscal, indépendant des heures : si le revenu annuel de l’étudiant devient trop élevé, il peut perdre son statut de personne à charge (et parfois les allocations familiales). Cela dépend du revenu, pas des 650 heures — deux limites distinctes que l’on confond souvent.
Salaire : les étudiants suivent aussi la CP 302
Un job étudiant en horeca a droit au minimum sectoriel pour sa fonction, avec un pourcentage lié à l’âge pour les plus jeunes. Ces barèmes suivent la commission paritaire 302 et ont été, comme les salaires ordinaires, indexés de 2,189% au 1er janvier 2026. Les montants exacts par catégorie figurent dans les barèmes officiels du secteur.
La planification : trois compteurs, un planning
Le vrai travail n’est pas dans la déclaration — c’est votre secrétariat social qui s’en charge — mais dans la vue d’ensemble. Étudiants (compteur de 650 heures), flexi-jobbers (plafond annuel) et personnel fixe (heures de contrat) relèvent chacun d’un régime différent, et vous les planifiez ensemble le même week-end.
- SuperShift étiquette chaque collaborateur avec son statut et affiche le compteur en cours à côté de son nom pendant que vous glissez les shifts : combien d’heures cet étudiant a déjà consommées de son contingent cette année.
- Quand quelqu’un approche des 650 heures, le chiffre se colore — vous décidez toujours vous-même.
- En fin de semaine, vous exportez par collaborateur un relevé d’heures vers votre secrétariat. Pas de double encodage, pas d’Excel séparé par statut.
Un étudiant est votre main-d’œuvre régulière la moins chère, mais seulement tant que vous restez dans le contingent. Un week-end de trop et l’avantage s’évapore — souvent sans que personne ne le remarque avant le décompte.
La réponse courte
En 2026 : 650 heures par an à 2,71% de cotisation de solidarité pour l’étudiant (5,42% pour vous), salaire selon la CP 302, et tout le reste est du travail ordinaire. Suivez le compteur dans votre planning, pas dans un Excel à part, et laissez la déclaration à votre secrétariat.