Qu’est-ce qu’un éco-chèque ?
Un éco-chèque est un avoir avec lequel votre travailleur achète des produits et services écologiques — d’un vélo ou d’appareils économes en énergie aux transports en commun, à l’isolation ou à un entretien de vélo. Le montant est exonéré de cotisations sociales et d’impôt pour le travailleur, tant que vous respectez les règles. Il en garde donc plus en net qu’avec une augmentation de salaire brut équivalente.
- Maximum €250 par travailleur et par année civile.
- Maximum €10 par éco-chèque.
- Depuis le 1er janvier 2022, uniquement électronique — les éco-chèques papier ne sont plus émis.
- Valable jusqu’à 24 mois à partir du moment où ils sont placés sur le compte éco-chèques.
- Exonéré d’ONSS et de précompte professionnel, et à ne pas mentionner sur la fiche fiscale 281.10/281.20 — tant que le plafond et les conditions sont respectés.
Qui reçoit des éco-chèques dans l’horeca (CP 302) ?
En CP 302, les éco-chèques sont sectoriellement obligatoires. Tous les travailleurs — fixes, à durée déterminée, extras et travail occasionnel — y ont droit, à une exception près : l’étudiant jobiste avec un contrat d’occupation d’étudiant est explicitement exclu dans l’horeca. Les chèques sont octroyés une fois par an, en décembre.
Un travailleur à temps plein avec une période de référence complète reçoit €250. S’il a travaillé moins, le montant est recalculé. Période de référence incomplète : (€250 × mois calendriers complets d’occupation) / 12. Travailleurs à temps partiel : (€250 × jours effectivement prestés et assimilés) / 260.
L’exception horeca : convertir les éco-chèques
La CP 302 permet ce que beaucoup de secteurs ne permettent pas : vous pouvez remplacer l’éco-chèque par un avantage équivalent. Vous pouvez opter pour des chèques-repas, une contribution accrue à l’assurance groupe ou hospitalisation, ou une augmentation salariale. La condition : conclure un accord avec vos travailleurs avant décembre, et l’alternative ne peut — tous frais supplémentaires compris, hors frais administratifs — pas dépasser €250 par an.
Selon les règles de conversion sectorielles, cela revient généralement à environ une prime brute de €200 par an, ou à une augmentation du salaire mensuel brut d’environ €14,37 (et €15,38 pour un flexi-jobiste). Les montants exacts et le traitement correct se règlent via votre secrétariat social — c’est lui qui établit l’accord et la déclaration.
L’éco-chèque va-t-il être supprimé ?
L’accord de gouvernement fédéral de 2025 prévoit une suppression progressive de l’éco-chèque, en concertation avec les partenaires sociaux. À la mi-2026, il n’y a encore aucune décision concrète ni mise en œuvre : l’éco-chèque existe donc toujours, avec les mêmes règles. C’est néanmoins à surveiller dans votre planification salariale des prochaines années. Attention aussi à la nouvelle liste des dépenses qui entre en vigueur le 1er juin 2026 — elle détermine ce que votre travailleur peut encore acheter avec le chèque.
Qu’est-ce que ça change pour votre planning ?
L’éco-chèque est lié à l’occupation, pas au shift individuel : il ne touche donc pas directement votre horaire. Mais le montant au prorata dépend bien des jours prestés et assimilés sur la période de référence. Un enregistrement correct des jours rend le calcul de décembre exact — qui tient ses horaires et jours prestés en numérique fournit immédiatement à son secrétariat social la bonne base.
L’éco-chèque, c’est de l’argent net gratuit pour votre équipe — mais le montant au prorata n’est juste que si vos jours prestés le sont aussi.
La réponse courte
En 2026, l’éco-chèque s’élève à maximum €250 par travailleur et par an, en chèques de maximum €10, entièrement électroniques et exonérés d’ONSS et d’impôt. Dans l’horeca (CP 302), il est obligatoire pour tout le monde sauf l’étudiant jobiste, et payé en décembre — au prorata pour qui a travaillé à temps partiel ou une année incomplète. Vous pouvez le convertir en chèques-repas, en augmentation salariale ou en contribution d’assurance plus élevée, moyennant un accord avant décembre.