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Chèques-repas en 2026 : jusqu’à €10, et ce que ça coûte à l’horeca

Publié le 2 juin 2026·6 min de lecture

Dans un marché de l’emploi tendu, chaque euro net que vous pouvez donner à un collaborateur sans qu’il vous coûte le double compte. Le chèque-repas, c’est exactement ça : presque entièrement exonéré d’ONSS et d’impôt. Et en 2026, le montant peut augmenter.

Voici ce qui change, ce que ça vous coûte vraiment, et pourquoi un chèque-repas est plus intéressant pour l’horeca qu’une augmentation de salaire équivalente — surtout si vous raisonnez par jour presté.

Ce qui change en 2026

Dès le 1er janvier 2026, la valeur maximale d’un chèque-repas peut passer de €8 à €10. La part patronale maximale exonérée d’ONSS augmente d’autant : de €6,91 à €8,91 par chèque. La part minimale du travailleur reste de €1,09 par chèque.

Important : c’est une possibilité, pas une obligation. Vous pouvez rester à €8, ou franchir le pas vers €10 (en partie). L’augmentation de €2 maximum ne doit en outre pas être imputée sur la norme salariale — elle est donc indépendante de la marge pour les augmentations salariales ordinaires.

Les chiffres en bref

Valeur maximale par chèque : €10. Part patronale maximale (exonérée d’ONSS) : €8,91. Part minimale du travailleur : €1,09. À €8,91 de part patronale, €4 par chèque sont fiscalement déductibles pour l’employeur ; pour des montants inférieurs, cela reste €2 par chèque.

Pourquoi c’est moins cher qu’un salaire brut

Un chèque-repas reste entièrement exonéré de cotisations ONSS et d’impôt des personnes physiques, même après la hausse à €10. Si vous donnez €1 de salaire brut en plus, vous payez par-dessus des cotisations patronales et le travailleur n’en garde qu’une partie après retenues. Avec un chèque-repas, la quasi-totalité du montant (moins la part propre de €1,09) arrive chez le travailleur. Pour le même ressenti net, vous payez donc moins.

Par jour presté — pas par mois

Un chèque-repas est octroyé par jour effectivement presté, pas comme un montant mensuel fixe. Dans l’horeca, avec des shifts variables, des flexi et des étudiants, le nombre de chèques dépend donc directement du nombre de jours réellement prestés. Déterminer le bon nombre de chèques commence par un comptage correct des jours prestés par collaborateur.

Un chèque-repas est l’euro net le moins cher que vous puissiez donner à un collaborateur — mais seulement si le nombre de chèques colle aux jours réellement prestés.

Comment le tenir au propre

  • Décidez si vous passez à €10 — entièrement, ou en deux temps. Votre secrétariat social traite les chèques ; vous, vous fixez le montant.
  • Veillez à ce que le nombre de jours prestés par collaborateur soit correct : ce nombre détermine le nombre de chèques. Un planning qui suit les jours réellement prestés est ici votre point de départ.
  • Communiquez la hausse : un chèque-repas plus élevé est un net tangible pour votre équipe, et vous coûte moins que la même hausse en salaire brut.

La réponse courte

Dès le 1er janvier 2026, le chèque-repas peut monter à €10, avec une part patronale jusqu’à €8,91 (exonérée d’ONSS) et une part travailleur de €1,09. C’est optionnel, exonéré d’ONSS et d’impôt, et compté par jour presté. Pour l’horeca, c’est le moyen le moins cher d’augmenter le net — à condition de compter correctement les jours prestés.

Questions fréquentes

Quel est le montant maximal d’un chèque-repas en 2026 ?

Dès le 1er janvier 2026, la valeur maximale peut passer de €8 à €10 par chèque. C’est une possibilité, pas une obligation.

Quelle est la part patronale maximale d’un chèque-repas en 2026 ?

Jusqu’à €8,91 par chèque restent exonérés d’ONSS — une hausse de €2 par rapport aux €6,91 précédents.

Combien le travailleur paie-t-il lui-même ?

La part minimale du travailleur reste de €1,09 par chèque.

Les chèques-repas sont-ils exonérés d’ONSS et d’impôt ?

Oui. Dans les limites prévues, les chèques-repas restent entièrement exonérés de cotisations ONSS et d’impôt des personnes physiques, même après la hausse à €10.

Chaque travailleur reçoit-il un chèque par mois ?

Non. Un chèque-repas est octroyé par jour effectivement presté, pas comme un montant mensuel fixe. Le nombre dépend donc des jours prestés.

La hausse est-elle obligatoire ?

Non. Vous pouvez rester à €8 ou passer (en partie) à €10. L’augmentation de €2 maximum ne doit pas être imputée sur la norme salariale.

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